Ce que la maladie m’a appris, les inestimables cadeaux qu’elle m’a offerts …..


Ce que la maladie m’a appris…
Difficile à concevoir que la maladie puisse nous apporter quelque chose de positif.
Mais oui, même la maladie nous apporte avec elle ses offrandes, des présents, plein de  »présents »…, que nous sommes les seuls à pouvoir distinguer, à travers l’épais brouillard nous couvrant la vue lorsque la maladie nous frappe de plein fouet. Impossible, sans un certain et nécessaire recul, sans un exercice d’introspection, de percevoir l’envers de la médaille.
Évidemment, on aura toujours le choix de prendre le chemin le plus court, le plus simple, le moins ardu, et de ne voir que ce qui se trouve, avec grande évidence, devant nos yeux, sur le bout de notre nez, c’est-à-dire que les aspects négatifs que suscite la maladie dans notre vie.
Broyer du noir, s’apitoyer sur notre sort, en songeant que nous sommes que de pauvres victimes d’un destin vil et malveillant, d’un avenir dorénavant triste et  »impossible », de lendemains teintés que de gris, ou pire, que de noir…Voilà le chemin le plus court à emprunter, celui qui nous mènera nulle part, là même où le bonheur est et sera toujours absent.
Cette route et sa destination ne suscitent aucune joie réelle, aucune satisfaction, aucun plaisir…, où la moindre étincelle de lumière est condamnée à s’éteindre, tôt ou tard, sous le poids des aspects négatifs de la maladie. C’est un trajet de prédilection pour ceux et celles qui désirent rencontrer la grande noirceur, la tristesse, la désolation, le malheur, un sentiment de deuil à perpétuité, les larmes, le désarroi, la détresse psychologique, et bien plus encore…
Autrement dit, emprunter cette voie, ce n’est ni plus, ni moins, prendre un ticket, aller-simple, pour la dépression…Et, la dépression, tout au long de cette route, semée de négatif, d’un index sournois, leur fera signe de continuer
d’avancer, tout doucement, jusqu’à pouvoir, un jour, les étreindre puissamment dans un étau dont les gens auront, ensuite, beaucoup de mal à se libérer.
Lorsque la maladie nous frappe, afin d’éviter les méandres de l’enfer, lesquels sont et seront toujours à la porte de notre âme, il est essentiel de faire un exercice d’introspection, qui nous sera salutaire. Il y a plus de 9 ans, j’ai personnellement sombré dans un sentiment de grisaille intérieure intense et j’ai ressenti l’impression de perdre pied, dès l’instant où la maladie, les douleurs et la fatigue sont soudainement devenues de fidèles compagnes dans ma vie.
Une angoisse lourde et indescriptible m’habitait l’âme, le coeur et l’esprit, à l’époque, secouée que j’étais, puisque sortie si sauvagement de la zone de confort que s’avère être  »la santé ».
En moi, au tréfond de mon être, dans un silence absolu et un désarroi infini, des questions, une tonne de questions, une mer de mots incessants, étourdissants, d’inquiétudes légitimes, inaudibles pour mon entourage, mais à la fois criantes, tonitruantes dans mon esprit…
J’ai dû faire face à une multitude de deuils qui ne cessaient de s’enchaîner, pendant de très longs mois, apprendre à me redéfinir comme personne, et dire adieu, une larme au coin de l’oeil, à qui j’étais, avant la maladie, afin de pouvoir accueillir, comme il se doit, à bras et à coeur grand-ouverts, qui j’étais devenue. J’ai surtout dû apprendre à aimer celle que j’étais devenue, apprendre à aimer ma nouvelle vie, y voir du bon, y
voir là, une renaissance, après avoir préalablement traversé, courageusement, exactement les mêmes étapes que doivent traverser les personnes en deuil d’un être cher.
Je me suis, en quelque sorte, pleurée et ensuite je me suis enterrée, résignée, déposant avec tendresse une main sur mon propre linceul, et l’autre sur mon coeur, en guise d’adieu.
Selon moi, c’est simplement et rien de moins qu’humain, que d’être brisé(e) devant une telle perte, humain de se pleurer lorsqu’on doit faire le deuil de soi-même, et de la vie qui était nôtre, avant la maladie… Toutefois, il est impératif de faire l’effort de se sortir de cette torpeur.
Et, ce n’est qu’une fois, l’esprit, le coeur et l’âme, sortis hors de l’eau, lorsque tout notre être échoue enfin sur le rivage accueillant de l’océan créé par nos larmes, par notre mal-être, que nous pouvons à nouveau retrouver la joie de vivre, et apprendre, tout doucement, à vivre autrement… Tout comme lors du deuil d’une personne chère, ce deuil que nous devons faire de nous-mêmes, de notre ancienne vie, de nos capacités perdues, exige un cheminement personnel, un processus et un rythme, propres à
chacun de nous. Au fil des mois qui passent, et grâce à une certaine introspection, à des moments de réflexion, à une grande ouverture d’esprit, même à du soutien psychologique, si nécessaire, il est possible, pour chacun de nous, de constater que la vie nous a tout simplement porté(e) ailleurs, plus limité(e) physiquement, certes, mais encore rempli(e) de belles promesses, d’aptitudes, de talents, de possibilités, de rêves, de passions, d’amour, d’avenir heureux. Personnellement, aussi étrange que cela puisse paraître, la maladie m’a permis, entre autres, de prendre pleinement conscience que mon corps n’était en fait et n’avait toujours été, qu’un véhicule, qu’un contenant physique, habité par mon coeur, mon âme et mon esprit. J’ai compris que la maladie ne m’avait pas volé l’essentiel, qu’elle m’avait volé qu’une grande part de mes capacités physiques et cognitives, possibles grâce à mon corps, grâce à mon enveloppe charnelle, mais que la maladie m’avait parallèlement offert la chance de développer et de bonifier le contenu, mon contenu, dans mon contenant dorénavant un peu abimé. On dit bien que lorsque la vie prive quelqu’un d’un des 5 sens, que cette personne développera davantage les sens qui lui reste, que tout naturellement, certains de ses sens présents seront plus aiguisés, plus performants que les sens de gens qui n’ont subi la perte d’aucun de leur sens. Chez moi, entre autres, mon sens de l’émerveillement s’est bonifié.
N’étant plus victime dorénavant d’une incessante course contre la montre, comme avant, lors de ma vie très active, la maladie m’offre l’opportunité, la capacité, plus que jamais, de m’émerveiller, devant tout et rien à la fois, de nourrir mon âme, mon coeur et mon esprit, de mille et un trucs, auxquels je n’avais tout simplement pas le
temps d’accorder une grande importance, avant la maladie: un oiseau se perchant sur une branche, une jolie fleur, un papillon passant par-là, un beau ciel bleu, un coucher et un lever de soleil magnifiques, le sourire d’un enfant, la joie sur le visage des gens que j’aime, etc…
Ce sont des trucs que je voyais et que j’admirais avant, évidemment, mais je les perçois maintenant de façon différente, ce sont des trucs qui nourrissent mon âme…
Le fait de ne jamais savoir comment je me sentirai physiquement d’une heure à l’autre, d’une journée à l’autre, a également bonifié chez moi l’aptitude à saisir, plus que jamais, l’inestimable valeur du moment présent et à en jouir, au maximum, et en toute conscience.
J’ai appris à quel point la vie est fragile, à quel point celle-ci est éphémère, à quel point tout est éphémère, tout est fragile, et qu’en l’espace d’un seul instant, tout peut basculer…
J’ai appris qu’il faut éviter de remettre à plus tard des joies, des plaisirs, des activités, des bonheurs qu’on se promet, en attendant un moment plus propice pour les réaliser…, car nous pourrions regretter d’avoir trop longtemps attendu…, jusqu’à ne plus être en mesure de les réaliser. La maladie m’a aussi offert la possibilité d’apprendre à me détendre, à me reposer, à prendre soin de moi, à me faire du bien, à m’arrêter, à penser à moi, à savoir remettre à demain, à plus tard, sans en ressentir un once de culpabilité, à respecter mes limites, à être conciliante envers moi-même, à ne plus dire oui lorsqu’il est mieux pour
moi de dire non, à déléguer aussi, puisque je suis maintenant en perpétuel mode  »comptable » en ce qui a trait à mon énergie toujours en quantité insuffisante pour réaliser ceci et cela…
La maladie m’aura aussi permis d’identifier avec plus grande clarté la valeur, et le type de valeur, que ma personne a réellement aux yeux des uns et des autres, de distinguer ceux qui se soucient réellement et très sincèrement de moi, ceux qui sont capables, et font preuve, de sincère et réelle empathie, et d’intérêt sincère à mon égard, ceux qui ont été présents, ceux qui le sont encore, près de moi à m’épauler, m’encourager, me réconforter, m’écouter, m’aider, moralement et de manière plus pratique parfois, toujours fidèles au poste, quoiqu’il puisse arriver, quoiqu’il ait pu m’arriver, là, présents, dans le pire, comme dans le meilleur.
La maladie m’aura également enseigné à quel point l’amour sincère et authentique est crucial et essentiel, toute sa valeur et ses multiples facettes, lorsqu’on se retrouve limité(e) et souffrant(e) de manière chronique. Elle m’a permis de faire la connaissance de merveilleuses personnes, elle m’a permis de trouver l’amour avec un grand A, et de vivre en paix avec qui je suis, où je suis, et avec qui je suis, dans un environnement qui me ressemble, elle m’a permis une plus grande écoute, une plus grande empathie envers autrui, une plus grande
compréhension des conséquences des maladies, douleurs et fatigue chroniques chez les gens, en eux et dans leur vie, une plus grande admiration et un plus grand respect pour ces personnes courageuses, et par conséquent uneplus grande admiration, un plus grand respect et un plus grand amour envers moi-même. Je pourrais continuer ainsi pendant des heures à énumérer les bienfaits suscités chez moi par la maladie… Mais, en bref, pour résumer cela en quelques mots… Je suis convaincue que la maladie aura fait de moi une meilleure personne et une personne plus épanouie quejamais.Je suis donc persuadée que la maladie peut faire de tous ceux et celles-là subissant de meilleures personnes, des personnes épanouies et heureuses, à condition qu’elles soient ouvertes d’esprit, à l’écoute de leur âme et à
l’écoute de l’âme d’autrui, à l’écoute de tout ce qui les entoure, à condition qu’elles fassent l’effort de voir ce quiest invisible à l’oeil nu, qu’elle ouvrent grand les yeux, leur âme, leur esprit et leur coeur, pour voir ce que la maladie leur offre comme splendide panorama, malgré la douleur et la fatigue constantes, et malgré detroublants problèmes financiers qui viennent souvent avec la maladie. OUVREZ GRAND LES YEUX DE VOTRE ÂME ET VOUS VERREZ DE BIEN BELLES CHOSES, DE JOLIES ET
ATTRAYANTES COULEURS, derrière les murs gris et noirs de la maladie, VOUS VERREZ LA LUEUR D’UN PHARE
DANS LA NUIT.
Texte écrit par : Jennie Hewitt
N.B. : Je vous invite à réagir à cet article, à y rédiger un commentaire personnel, et, si vous le désirez, à nous
partager une part de vous, une part de votre propre expérience


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Publié par Votre Alliée Virtuelle - Jennie Hewitt

Je suis passionnée des mots, depuis l'enfance. C’est simple, j'adore écrire! Je sais trouver les mots qui piquent la curiosité, ceux qui étonnent, ceux qui captent l'attention, les mots pour décrire, ceux qui racontent ou qui informent, les mots pour connecter avec les gens, les mots pour convaincre, les mots pour vendre… Bref, écrire pour moi est un acte naturel. J'aime également corriger et traduire. Je détiens un baccalauréat d’enseignement en adaptation scolaire et sociale- orthopédagogue. J'ai enseigné de nombreuses années. J’ai également de l’expérience en tant qu’adjointe administrative et j’ai aussi un parcours comme rédactrice. J'ai rédigé et autoédité trois livres, rédigé des articles pour des magazines, des communiqués de presse, des articles de blog, du contenu web informatif et divers autres projets. Par ailleurs, je démontre une maitrise remarquable du français écrit. Je carbure au défi, je suis proactive, je suis curieuse et j'adore apprendre de nouvelles choses; ce qui fait de moi une autodidacte. Je suis très créative et je suis en mesure également d'effectuer de la création de contenu visuel pour les réseaux sociaux.: publication photo(s), stories, réels, vidéos ... Donc, pour vous, non seulement je peux rédiger, corriger et traduire, je peux également effectuer de la création de contenu visuel pour vos comptes sur les réseaux sociaux, je suis en mesure d'effectuer aussi de la mise en page de documents et de vous venir en aide pour l'accomplissement de diverses autres tâches administratives. J'suis plutôt concise dans mon approche. Avec moi, on va droit au but. Pour encore mieux me décrire, j'ajouterais deux citations bien connues : ''What you see is what you get.'' et ''Mes bottines suivent mes babines.'' Maintenant que vous me connaissez mieux, j'aimerais vous connaître en retour. Je suis une personne de confiance à qui vous pouvez, sans hésiter, confier des mandats. Bref, je pourrais bien être la perle que vous cherchez.

2 commentaires sur « Ce que la maladie m’a appris, les inestimables cadeaux qu’elle m’a offerts ….. »

  1. Fibromyalgie, diabète de type II, hypertension artérielle, anémie, lymphome évolutif de bas grade, asthme , et bien sur l’arthrose etc… voilà avec quoi je vis au quotidien depuis 1997 . Je dois faire des prises de sang une ou deux fois chaque mois . J’ai eu 70 ans en juin 2024 et je croyais ne pas m’y rendre. Mais tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir alors pour mon fils et mon chat qui sont mes thérapies, je continue car je sais qu’il y en a de pire que moi , je peux encore marcher et me rendre à l’épicerie quand mon corps et mon cerveau sont en accord pour le faire, donc merci la vie malgré tout! Courage à tous ceux qui souffrent.

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