Aujourd’hui, j’ai envie de rendre hommage aux gens qui nous accompagnent, qui partagent notre quotidien, avec amour et générosité, en tenant compte de qui nous sommes, en acceptant qui nous sommes et en s’adaptant àbqui nous sommes.
D’abord, chapeau à nos conjoints et conjointes, qui nous aiment et qui demeurent auprès de nous, malgré nos incapacités, malgré nos douleurs, malgré notre fatigue, qui ne manquent pas de transformer la vie à deux. Chapeau à eux et à elles qui ont réussi à faire fi de notre état de santé, préférant mettre le focus sur nos qualités, notre âme et notre coeur, plutôt que sur les désagréments qui viennent avec nos douleurs et notre fatigue chroniques.
Préférant voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, je me plais à me dire parfois que pour nous aimer, comme nous aiment nos conjoints, et même nos amis, malgré bien des malgré, faut croire que nous sommes des êtres très aimables, autrement ils auraient bien pris leurs jambes à leur cou et auraient préféré déguerpir rapido presto, plutôt que de devoir gérer le quotidien en notre compagnie. Évidemment, nombreux parmi nous ont connu que ce soit un conjoint, une conjointe ou bien des amis, se faire plus discrets ou même disparaître dans la nature, dès que leur état de santé a pris la poudre d’escampette…
Je ne fais pas exception à la règle. J’ai connu cela.
J’ai même personnellement dû faire du ménage dans mon entourage afin de vivre ma condition de santé de manière plus saine et plus sereine.
Mais, plutôt que de ressasser dans mon esprit de vieux et mauvais souvenirs : la disparition, la discrétion, le mutisme de certaines personnes et même le fait d’avoir dû moi-même m’éloigner de certaines personnes, je préfère poser ma loupe sur les gens qui méritent ma reconnaissance, qui sont là pour moi, malgré mes malgré. Pas évident pour nos conjoints et conjointes, même pour nos amis, surtout s’ils nous ont connu(e)s en forme,
pétants d’énergie et actifs, d’avoir la force, et surtout l’amour nécessaire, de faire le choix tous les jours de rester près de nous, de nous aimer, d’accepter nos limites et nos incapacités, de continuer à faire la route avec nous, sans jugement.
J’ai la chance d’avoir un conjoint en or qui m’a connue souffrante, mais qui a, malgré tout, décidé de partager ma vie, sachant que ce ne serait pas facile tous les jours.
Je sais pertinemment que sa vie aurait été plus simple s’il avait uni sa vie à une femme en forme et active, en mesure de travailler et de l’aider davantage financièrement.
Je sais qu’on doit, lui et moi, continuellement nous buter à mes incapacités, à ma fatigue chronique, et composer avec, dans toutes les sphères de notre vie.
Parmi la tonne de possibilités de femmes auxquelles il aurait bien pu s’unir, c’est quand même moi qu’il a choisie, et c’est moi qu’il choisit, tous les jours, depuis 7 ans déjà.
Pourtant, vivre en ma compagnie n’est pas de tout repos, et ce, sans compter mes défauts, puisque tout le monde en a, et je ne fais pas exception à la règle.
Ma piètre santé suscite souvent chez nous tout un casse-tête puisque je vis en région éloignée, que j’ai de nombreux rendez-vous médicaux, que j’aie subi 5 chirurgies en moins de 4 ans, par exemple, que nous demeurons loin des centres hospitaliers et que je suis incapable de conduire pour m’y rendre seule. Nous devons à chaque fois faire appel à quelqu’un de notre entourage pour m’accompagner à mes rendez-vous en ville, qui est soit à 50 minutes ou à 1 heure de chez moi. Juste réussir à faire en sorte que mon fils puisse poursuivre ses cours de conduite sur plus d’un an, à 1 heure de chez-moi, alors que je ne peux le conduire à ses cours moi-même, a été pour nous un casse-tête monumental, puisque mon conjoint ne peut se permettre de manquer son emploi, étant le principal pourvoyeur de la famille.
Mon conjoint a pris, en 7 ans, ses premières vraies vacances du boulot, récemment, puisqu’il a dû manquer son emploi à diverses reprises, pour mes rendez-vous importants, médicaux et juridiques, à Montréal, entre autres, et ne pouvait jamais se permettre de prendre réellement congé pour se reposer, pour se détendre, pour lui. Il est là pour moi, sans compter, se sacrifiant, à me supporter moralement dans ma guerre de cent ans contre les
assureurs, qui perdure depuis maintenant 7 ans. Avec moi, il vit le stress, et toutes les montagnes russes, reliés à mes démarches juridiques contre les assureurs,
sans jamais lâcher prise. Il fait et a toujours fait preuve d’une compréhension et d’une attention hors du commun à mon égard.Il a compris, sans jamais rechigner, que la vie en ma compagnie en était une très distincte de celle que la majorité
des gens peuvent vivre. Il m’encourage à me reposer lorsque je suis épuisée, sachant que je m’épuise à rien. Il se prive souvent, sans maugréer, de bons repas, le soir venu, ou les prépare avec moi, après avoir terminé son travail qui est pourtant très exigeant.
Parfois, il se prive dans sa vie sociale, parce que trop fatiguée pour le suivre et il préfère rester avec moi. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, mon conjoint est LA PERSONNE qui fait en sorte que je puisse demeurer forte malgré tous ces malgré. Il est quasi à lui seul mon anti-dépresseur, celui qui me permet de garder la tête en dehors de l’eau.
Sa présence aimante m’évite de sombrer en déprime, et m’a évité sûrement même la dépression. Hommage à cette homme aimant qui fait de ma vie une vie agréable à vivre, malgré mes malgré. Hommage à tous ceux et celles qui m’aiment, comme je suis, tout simplement, qui m’accompagnent sur la route de ma vie et qui acceptent si gentiment de composer avec qui je suis, maintenant. Hommage aussi aux gens de mon entourage, amies et membres de ma famille et de ma belle-famille, qui sont là pour moi, toujours prêts à me rendre service, à prendre de mes nouvelles et à partager ma vie. Hommage à mes beaux-enfants : Steven, Dany, Andrée-Anne, Jérémie et leur conjoint et conjointes, à nos ptits enfants : Jeffrey, Maëlie, Kélianne, Lili-Rose et bébé garçon qui verront le jour bientôt, qui font de notre vie, à leur
papa et moi, une vie remplie de sourires et d’éclats de rire. Je ne manque pas de rappeler à mes deux enfants, Bonnie et Joey, mes deux plus grandes fiertés, qu’ils sont, à
eux deux, mes principaux phares, la nuit comme le jour, et qu’ils me permettre d’avancer, malgré bien des malgré, depuis toujours. ♥ Bien que j’aie toujours le sentiment d’être, à la base, seule à devoir composer dans ma tête, dans mon âme et dans mon coeur, avec mon état de santé, dans les faits extérieurs, je ne le suis pas. C’est tellement réconfortant et rassurant.
C’est pourquoi je prends le temps aujourd’hui de REMERCIER tous ceux et celles qui m’entourent avec amour et générosité, et qui font que mon sourire continue de briller et que mon coeur continue de battre.
Jennie Hewitt
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